That’s just the way it is

21 avril 2010

L’étonnant voyageur

Publié par annalivia dans poésie

L’étonnant voyageur

N’est pas celui que vous reconnaîtrez

à son sac

Sa manière de marcher

Ou ses itinéraires et plans divers.

 

L’étonnant voyageur

Peut aussi bien être un homme qu’une femme

Un enfant effronté ou vieillard culotté

Un paysan ou un cadre, PDG.

 

L’étonnant voyageur

Est couramment discret

Seul ses yeux peuvent le trahir

Car aux vues du monde

Il posera un regard émerveillé

Différent.

 

L’étonnant voyageur

Ne sillonne pas plaines et contrées

Mais à traverser sa propre rue

Il sait se contenter.

 

L’étonnant voyageur

Que vous ne connaitrez probablement pas

Sait prendre le train, l’avion, le bateau, la route,

Par le seul biais de son esprit

Et sait que le meilleur ticket est une lecture.

21 avril 2010

Sans titre 3

Publié par annalivia dans poésie

Sur les contours d’une colombe perdue se dessinait mille maux et regrets. Et sur ses ailes abattues comme la preuve du temps qui passe, on comprenait qu’elle ne volerait plus, trop lasse d’une vie toujours plus déchue. Seul sur son visage, restait l’empreinte d’une vieille larme qui ne coulerait plus, car devant un coeur de marbre les émotions de la colombe s’étaient tus.

21 avril 2010

Sans titre 2

Publié par annalivia dans poésie

Au coeurs trop oppressés

qui les lèvres tremblantes

et les émotions dénuées

sentent la fin arrivée

sans qu’elle ne s’achève jamais.

 

C’est le perpétuel recommmencement

de quelque chose que l’on veut achever

sans pour autant y parvenir

s’arrêtant au point ultime où l’on pourrait se libérer.

 

C’est  quand on est en guerre

Contre son âme propre

Quand le conflit

nous est intérieur

qu’on ne pourra -à moins d’un miracle-

jamais s’en pardonner

ni trouver sur ces chemins praticable

le fruit de la libérté.

14 avril 2010

Fierté

Publié par annalivia dans poésie

C’est un petit soir,

Alors qu’à l’autre bout du continent

Le geisha se réveille,

Devenant,

Doucement,

Les épouses d’un crépuscule,

D’un homme de pouvoir.

 

C’est un petit soir,

Que la tête levée,

les yeux tremblants,

Tu te bats,

Parce qu’il faut assumer

Ce que tu as été,

Pour accepter ce que tu es maintenant.

 

Et sans aucun tremblement

Tu sens le serpent

Lentement

Lentement

Pénétrer perfidement tes veines

Jusqu’à ces émotions,

Ta propre sensibilité

Qui s’érose sous les ondoiements

De ce reptile corrosif.

 

C’est un petit soir

Que ta fierté tombe

Du coin de tes lèvres pincées,

Si froissée qu’on ne pourra plus la repasser.

Trop tard et tant pis,

Il fut un petit soir

Où la lumière que tu vis

Disparue.

 

Fut-ce pour un temps ?

Ou nuit ?

Nul ne le su,

Sauf peut-être cet homme qui

T’avais tant attendu.

 

C’est un petit matin

Et puis s’en fut un autre.

13 avril 2010

Sans titre 1

Publié par annalivia dans poésie

Étends tes bras au loin vers l’horizon,

Là où l’incertitude te gagne

Car tout t’est inconnu

Mais continu

Cherche la peur qui te tiens -
Mur de brique et de ciment -

Tu marches agilement,

Malgré,

Et j’insiste,

Malgré ta frayeur occasionnelle

Qui te pousse toujours plus loin.

 

Une fois étiré

Vers un point infini,

Inspire comme jamais,

Prend l’air

Non par nécessité,

Prend-le, savoure-le,

Amant de tes jours et de tes nuits,

Sent-le s’infiltrer tout en toi,

Et te ranimer

De sa main venteuse.

 

Alors,

Lorsque tu achèveras ton inspiration

Et que tu ne trouveras rien de mieux,

De plus naturel

Que de rejeter l’air que tu as accueilli en toi,

 

Alors,

Et à ce moment-là seulement,

Tu comprendras

Que la nature est faite ainsi,

Et que chaque obligation est faite pour te ravir,

 

Un amant qui part

N’est plus une déchirure

Mais le va et vient de l’air dans ton corps

L’amour est

Ta propre nature.

 

A.L.B

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